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Publié aujourd'hui
Ian Lipinski, Antoine Carpentier et le Class40 Crédit Mutuel premiers à Lorient ! Cette victoire au bout du suspens et de l'effort, conquise de mains de maitres sur le gong, consacre des mois d’investissement sans faille des membres de l’équipe Crédit Mutuel. Elle met un terme particulièrement émouvant et joyeux à une aventure collective de 223 jours, dont 124 jours, 7 heures et 54 minutes en mer pour les marins Ian Lipinski, Antoine Carpentier, Amélie Grassi et Alan Roberts, qui se sont succédé à bord sur le prologue et les six étapes qui constituaient cette édition de la Globe40. Elle consacre aussi le travail de préparation et de réparation de Sébastien Picault, le directeur technique et de Camille Seassau, la préparatrice, tous deux d’une efficacité redoutable tout au long des 98 jours d’escales cumulées à Cadix, Mindelo, La Réunion, Sydney, Valparaiso et Recife.
À égalité de points au départ de Recife (Brésil) il y a 16 jours et demi avec Belgium Ocean Racing – Curium, avec à son bord son skipper, Jonas Gerckens et Benoît Hantzperg, Ian Lipinski se devaient de devancer le bateau belge à l’arrivée à Lorient pour s’imposer au classement final. Mission remplie. Temps de course : 16 jours 13 heures et 40 minutes.
Cette ultime étape a été marquée par la traversée d’un pot au noir difficile à décrypter puis par une chasse aux systèmes dépressionnaires de l’Atlantique nord, chasse dans laquelle les deux monocoques ont opté pour des routes divergentes, avant que le Class40 Crédit Mutuel, en avance d’une cinquantaine de milles, ne vienne se caler sur la route de son adversaire pour mieux le contrôler. Au ponton, à La Base de Lorient, une forte, puissante émotion a saisi les vainqueurs du tour du monde et les acteurs du projet.
« On l'a fait ! C’est un grand ‘ouf’ de soulagement et cela m’ôte beaucoup de pression. Pour moi le premier temps fort, c'est déjà la décision de faire ce tour du monde. L'idée germe un jour, on en parle autour de soi (la famille, le partenaire, l'équipe), et petit à petit ça se construit et ça prend forme. Je repense souvent à cette incroyable première nuit étoilée après le passage d'un front en Atlantique sud dans les Quarantièmes Rugissants. J’étais avec Amélie (Grassi), le moment était incroyable. Air frais et vif, ciel très pur… on se serait cru à la montagne, avec vue sur la croix du sud, les nuages de Magellan, le centre de la voie lactée… Ce qui m’a agacé le plus, c'est les situations météo qui faisaient revenir les bateaux de l’arrière. On a vécu vraiment beaucoup de moments comme ça, avec l'arrivée paroxystique à La Réunion, qui restera très, très douloureuse. Depuis cette arrivée, le moindre faux pas était rédhibitoire pour la victoire finale, ce qui m’a mis une pression énorme pendant cinq mois… Boucler un tour du monde (même si je n'ai pas fait tout le Pacifique) m'apporte de la sérénité et de la confiance dans mes capacités de skipper. Je suis parti voir les mers du sud et les trois caps... Même si on a été très épargnés sous l'œil très vigilant de Miranda (Merron, la directrice sportive de la Globe40), on l'a fait ! C’est un grand ‘ouf’ de soulagement et cela m’ôte beaucoup de pression ».
« Pour moi, les temps forts de cette Globe40 auront été le départ de Lorient – un départ de tour du monde ! – puis l’étape de Cadix, qui fut très sympa. Sur l’eau, l’arrivée à Valparaiso, à égalité, restera gravée dans ma mémoire et celle de la course au large. Il y eut aussi le cap Horn et la chance inouïe de pouvoir l’apprécier tout en étant en tête de la flotte, presque en t-shirt. Il y a aussi le retour à Lorient et les retrouvailles avec ma petite tribu, plus de sept mois après être parti. Ce qui m’a agacé le plus ? Les marins belges et leur capacité à aller vite ! Je n’ai pas fait toutes les étapes, mais j’ai le sentiment d’avoir grandement contribué à ce résultat, et c’est une vraie fierté d’être de l’équipage qui a fini un tour du monde en scow. J’étais le premier à dire que ces bateaux n’étaient pas faits pour le large… et j’ai eu tort. C’est ultra violent, mais ça passe. On a accumulé beaucoup de fatigue morale et physique, et la récupération sera longue et laborieuse. Même si on a fait des exercices d’assouplissement et du renforcement musculaire à chaque étape, il y aura du programme pour retrouver la forme. Mais bon… on a gagné un tour du monde ! ».
« C’est la première victoire de ce nouveau Class40 Crédit Mutuel. Et quelle victoire, un tour du monde en Class40 ! Ian et toute l’équipe skipper Crédit Mutuel se sont battus de bout en bout dans des conditions extrêmes et face à un adversaire qui n’a jamais baissé les bras. Bravo à l’équipage de Belgium Ocean Racing – Curium pour leur combativité. Mais je ne cache pas ma joie et mon respect pour Ian, Amélie, Antoine et Alan. Ils ont porté haut les couleurs du Crédit Mutuel. Ensemble, ils sont allés victorieusement au bout de ce projet. La force de leur collectif aura fait la différence. ».
« Cette victoire sur la Globe40 est une vraie fierté partagée par tous les collaborateurs de Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Durant ces presque 7 mois, nous avons été nombreux à suivre, lire, partager ces moments de vie envoyées du bout du monde. Au-delà de leur prestation sportive, Ian, Antoine, Amélie et Alan ont été nos grands témoins de l’état de notre monde et, notamment sur cette dernière étape, avec des sargasses trop largement présentes. La course au large apporte en la matière un vécu auquel une entreprise à mission telle que Crédit Mutuel Alliance Fédérale est extrêmement sensible.».