Publié le 24/08/2026
Anna Maillard : Pas tout à fait. La pétanque telle que nous la connaissons est née à La Ciotat, une commune limitrophe de Marseille, au début du XXe siècle. Mais des jeux de boule existent depuis l’antiquité.
Anna Maillard : C’est un raccourci, mais c’est un peu vrai ! La pétanque a été inventée par un joueur de « jeu provençal », une variante du jeu de boules qui se joue en prenant de l’élan. Il s’appelait Jules Hugues, il était malade du dos et ne pouvait plus faire les quelques pas nécessaires avant le lancer. Il a donc inventé un jeu de boules où l’on avait les pieds immobiles (« tanqués » en provençal) dans un cercle. L’expression « pieds tanqués » a donné le mot « pétanque ».
Anna Maillard : Oui, c'est obligatoire, il faut qu'elles soient sphériques et homologuées. Mais, si vous voulez, vous pouvez jouer avec des boules carrées. C’est une autre discipline, qui a ses propres règles, ses propres associations. Notez que les boules carrées, même habilement lancées, roulent moins bien que les nôtres.
Anna Maillard : Largement ! La Fédération Française de Pétanque et de Jeu Provençal (FFPJP) a dépassé les 310 000 licenciés cette année, pour un peu plus de 800 000 licenciés dans le monde. Nous sommes donc vraiment une nation dominante en terme d’effectifs.
Anna Maillard : Nous sommes environ 55.000 exceptions en France ! C’est le nombre de femmes licenciées à la FFPJP. C’est plus que le nombre total de licenciés, tous genres confondus, de certaines autres fédérations sportives françaises. Et ce chiffre est en constante augmentation.
Anna Maillard : Impossible d’être joueuse ou joueur de haut niveau sans de la technique, un mental fort, une bonne condition physique, et être capable de maîtriser toutes les stratégies. N’imaginez pas devenir une très bonne joueuse ou un très bon joueur, ni vous maintenir désormais au plus haut niveau, sans être une ou un athlète complet !
Anna Maillard : Nous avons dominé assez longtemps chez les hommes, c’est vrai. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Il y a des pays asiatiques, notamment la Thaïlande, qui se sont développés et considèrent la pétanque uniquement comme un sport, la pratique peu en loisir, et ont développé une génération de joueurs de très haut niveau. Idem dans les pays d’Afrique du Nord. La France a vu émerger des rivaux quasiment sur tous les continents, chez les hommes comme chez les femmes – où nous sommes en manque de titre, malgré la richesse de notre gisement de pratiquants. Gagner des titres internationaux est un challenge !
Anna Maillard : Pas du tout ! C’était je crois je crois par analogie à sa forme rappelant les rondeurs d’un petit cochon de lait. De toutes façons, il a bien d’autres surnoms : le biberon, le bib, le but, le petit, le bouchon,… Ils sont souvent très affectueux – comme si on voulait s’attacher ses bonnes grâces !
Anna Maillard : Ne comptez pas voyager avec votre jeu en bagage à main : uniquement en soute ! Mais ça va plus loin : j’ai été interdite d’accès dans le parc d’attraction parisien de la souris à grandes oreille – si vous voyez à qui je fais référence – où j’avais décidé d’aller déjeuner en attendant mon train en gare de Marne-la-Vallée, parce que j’avais un jeu dans mon bagage ! Le personnel de sécurité n’a rien voulu savoir !
Anna Maillard : Femmes, hommes, martiens, si nous sommes licenciés à la FFPJP, nous jouons toutes et tous avec les mêmes règles, et avons le même type d’épreuves. Par ailleurs, il y a des compétitions en équipes mixtes. Cependant, si les femmes ont le droit de participer aux compétitions masculines, l’inverse n’est pas vrai.