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Publié le 19/02/2026
Ce jeudi soir, le Crédit Mutuel Meeting Hauts-de-France Pas-de-Calais Trophée EDF va conserver son titre de meilleur meeting d'athlétisme en salle du monde, faisons ce pari ! Les records pleuvront et seront autant de points confortant la position de l'événement français en concurrence avec les sept autres rendez-vous « Gold » du calendrier international.
Qualité des infrastructures - en particulier de la piste, niveau des athlètes invités, rigueur de l'organisation - millimétrée, Liévin fait tout pour que ses panneaux électroniques affichent des records de France, d'Europe ou du monde. Pourtant, ici comme sur les autres pistes de 200m couvertes, on court généralement moins vite qu'en extérieur.
Amandine Brossier, spécialiste du 400m, 2e meilleure performeuse française de tous les temps sur la distance, en salle comme en extérieur, derrière Marie-José Pérec, est l'une des rares athlètes au monde à être rapide sur les deux configurations de piste. Elle explique les particularité propres aux anneaux de 200 et de 400m, et livre ses préférences.
Amandine Brossier, où préférez-vous courir : en plein air, quelles que soient les conditions météo, ou en salle, bien à l’abri ?
Amandine Brossier : A l’entraînement comme en compétition, j’aime plutôt courir à l’extérieur. Je suis très proche de la nature, j'aime pratiquer l'athlétisme en plein air, ne pas être enfermée. Mais j’avoue que j'aime aussi beaucoup l’indoor parce que, sur ma discipline, le 400m, on se rabat au bout de 150 mètres et on court alors dans le même couloir, les unes avec les autres. Comme j’aime bien être à la bagarre et jouer un peu des coudes, courir sur piste courte convient bien à mon caractère ! Il y a aussi une notion de stratégie qui me fait penser d’avantage au relais. En fait, plus je réponds, et plus j’hésite à ne pas dire que je préfère courir en salle – donc sur piste courte ! Mais non, quand même, le plein air est ce que je préfère !
Vous êtes la deuxième meilleure performeuse française de tous les temps sur 400m, piste courte comme piste longue, derrière Marie-José Pérec. Il est rare de d'être aussi rapide sur les deux types de pistes. Vous si ! Explications ?
Amandine Brossier : Pour des raisons différentes, vous l’avez compris, même si je préfère le plein air au couvert, je prends du plaisir sur les deux types de développés. Performer, cela commence par aimer, par le plaisir que l’on prend. Mes chronos sont quand même meilleurs à l’extérieur qu’à l’intérieur. C’est le cas chez la quasi-totalité des athlètes. Il y a à la fois du subjectif et de l’objectif pour l’expliquer. Le « subjectif », c’est comme je le disais les plaisirs que l’on prend sur chacune des pistes : avoir la tête dans le ciel, au contact des éléments, sur une grande piste dans un stade découvert où chacune reste dans son couloir, seul dans sa course est une discipline différente du 400m sur piste courte, course collective, sport de contact, où la performance individuelle est liée au comportement des adversaires : on peut être gêné, se bousculer, trébucher sur les pieds des autres, on n’est pas seule au contrôle de sa course et de sa performance. Le critère « objectif », c’est la piste elle-même : une 200m a des virages serrés, certes relevés comme ceux d’un vélodrome, mais qui contraignent à un effort pour être franchis. On doit contrôler notre trajectoire pour ne pas être « éjecté » par la vitesse à laquelle nous entrons dans la courbe. A contrario, une 400m est plate, ses courbes sont amples, on peut donner le maximum de sa vitesse sans restriction. Deux configurations, deux types de disciplines, deux niveaux de performances !
Retrouvez Amandine Brossier ce jeudi 19 février à 19h40 au départ de sa finale du 400m lors du Crédit Mutuel Meeting Hauts-de-France Pas-de-Calais Trophée EDF, depuis les tribunes ou sur la chaîne L’Equipe.